Archives – 2014

Delphine Reist et Laurent Faulon
Les Produits fatals

20.11.2014 - 17.01.2015

La BF15 et LE CAP - Centre d'arts plastiques de Saint-Fons ont le plaisir d'inviter les artistes Franco-suisses Delphine Reist et Laurent Faulon pour une double exposition.

Ce projet emprunte son titre, Les produits fatals, à une terminologie propre à l'industrie. Désignant à travers elle les sous-produits qui apparaissent « fatalement » lors de la fabrication d'autres produits, cette double exposition reconstitue une chaîne de production dans un mouvement de contamination.
 Les deux espaces d'art sont reliés comme les deux extrémités de cette chaîne : d'un côté, l'ancien lieu marchand du centre ville occupé désormais par La BF15, et de l'autre, le contexte de production du CAP - Centre d'arts plastiques de Saint-Fons, situé aux abords de la Vallée de la chimie, où l'on expérimente et met au point les matières premières qui composent les produits vendus au centre ville.
 Sous ce même titre et en deux lieux, dans une démarche à la fois singulière et collective se contaminent les œuvres de deux artistes, et le contexte de deux espaces d'art contemporain, chacun devenant le « produit fatal » de l'autre : « nous tenterons l'expérience de radicaliser cet exercice d'équilibre en proposant deux expositions déséquilibrées : l'une tendue par une exigence d'expérimentation, l'autre tendue vers les attentes et les usages d'un milieu. Les deux propositions cherchent à se compléter mais aussi à se contredire, mettent à jour les logiques, mais également les illusions et les contradictions qui les portent. » (Delphine Reist et Laurent Faulon)

Entre la matière et l'objet, le centre et la périphérie, la fabrication et l'exposition, ce projet annonce autant de réjouissants dialogues, que de sérieuses réflexions sur la production artistique.

commissaires : Perrine Lacroix et Anne Giffon-Selle

Exposition en partenariat avec Bluestar Silicones, KEM ONE, l'Espace Créateur de Solidarités, l'Industrielle Harmonie, Mix of Styles et la BF15. Et avec le soutien de Pro Helvetia, fondation Suisse pour la culture.

Dossier de presse

La BF15
Tom Castinel
Er laütete - She romps 

06.09 - 31.10.2014

Tom Castinel procède selon les principes musicaux du sampling et du mixage, renouant ainsi avec leur antécédent plastique, l’assemblage. De ce pillage, par nature jubilatoire et brutal, émanent des œuvres et des expositions où tous les médiums sont en résonance (sculpture, écriture, dessin, vidéo performance), où un savant jeu de renvois active des sources d’époques et de natures différentes (musicales, littéraires, artistiques). Les clés de ce télescopage sont parfois à chercher dans les titres que l’artiste, facétieux, crypte volontiers. La dynamique du travail se manifeste moins dans une esthétique de la profusion issue du surréalisme que dans un concentré synthétique plus ludique, proche de dada ou de fluxus avec lesquels il partage irrévérence et refus de distinguer l'art de son quotidien. Dans cette tension renforcée par des formes volontairement low tech, les œuvres transmettent l’urgence d’une relation essentielle et intime aux choses, tout à la fois ordinaire, matérielle et corporelle.

Le corpus présenté au CAP - Centre d'arts plastiques de Saint-Fons explore les énergies que la musique et la danse libèrent dans nos corps. Du simple batifolage à la transe primitive, du ballet classique à l’affection psychomotrice, les corps sont saisis, habités et mûs par le son, réel ou intérieur. A partir de la figure emblématique de Gisèle, l'artiste s’attache au potentiel émancipateur mais aussi mortifère de ces rituels physiques. Il en traduit toute la gratuité dépensière par le recours à des motifs d'apparat (arabesques de papiers peints ou de tissus fleuris, motifs décoratifs répétitifs), tout à la fois prolongement graphique des dérèglements du corps et fond de scène de leur apparition. Frénésie du mouvement et motifs ornementaux s'entrelacent dans une "gestuelle chorale" qui entreprend alors de tester les limites de l'espace, sa résistance.

L’exposition fait suite à la résidence de l’artiste à Stuttgart dans le cadre du programme d’échanges d’artistes plasticiens, coordonné par art3 en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart, soutenu par la Région Rhône-Alpes et le Land du Bade-Wurtemberg.

Dossier de presse

Tom Castinel
Nouvelles de la kula

21.02 - 26.04.2014

Artistes : Pauline Curnier-Jardin, Joaõ Maria Gusmaõ et Pedro Païva, Louise Hervé et Chloé Maillet, Thierry Liégeois, Len Lye, Pia Maria Martin, Mika Rottenberg, Thomas Teurlai, Rémi Voche

Nouvelles de la Kula est un voyage à travers les formes artistiques contemporaines de l’animisme. Attribuer une intériorité humaine aux animaux, aux végétaux, aux pierres et aux lacs, et s’en distinguer par les apparences, par la parure, c’est la formule ethnologique de l’animisme, telle qu’on l’observe en Amazonie ou en Océanie, mais aussi dans l’Europe pré-moderne. Avec la modernité, l’animisme n’a pas disparu, mais il a changé de forme et de fonction : il manifeste une résistance face à la modernité et il prend la forme mécanique de l’image animée ou de la machine célibataire – quand ce n’est pas, à travers la performance, une citation presque directe des rituels animistes. Cette résistance n’a jamais été plus forte qu’aujourd’hui, car bon nombre d’artistes contemporains interrogent les origines du cinéma, les esprits invisibles ou les rites chamaniques – signe sans doute que la modernité elle-même est en crise et que se fait sentir le besoin de réenchanter le monde. Nouvelles de la Kula offre une sélection de films, de vidéos, d’installations et de performances produits par des artistes trentenaires dont les travaux traduisent l’acuité de leur regard sur cette situation et la pertinence de leurs réponses.
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