Exposition

40+1

07.02 — 25.04.26

Driss Aroussi, Jules Berthonnet, Agathe Berthou, Hervé Brehier, Alessandra Calovi, Alexandre Caretti, Tom Castinel, Marion Chambinaud, Elsa Chazal, Agathe Chevallier, Romain Coppin, Guénaëlle de Carbonnières & Mélanie Faucher, Jean Feline, Lola Fontanié, Simon Feydieu, Margot Garlenc, Lucile Genin, Flora Gosset Erard, Romain Guillo, Bertrand Grosol, Jeanne Held, Laetitia Isaac, Anthony Jacquot-Boeykens, Émilie Launay, Marie L’Hours, Jules Maillot, Sébastien Maloberti, Eve Martin & Capsule collectif, Adrien Menu, Iris Munos, Jean-Julien Ney, Marie Pic, Victor Rochette, Anne Marie Rognon, Ben Saint-Maxent, Bruno Silva, Floraine Sintès, Sébastien Schnyder, Nino Spanu, Marjolaine Turpin, Kelly Weiss.

1986 — 2026
Le CAP • Centre d’art fête ses 40 ans !

 

Plus qu’un anniversaire, un jubilé : les quarante ans du CAP • Centre d’art se célèbrent tout au long de l’année. Plutôt qu’un temps ponctuel, cet anniversaire devient un mouvement continu, inscrit dans la durée et partagé avec les publics. Expositions, chantiers et projets rythment ainsi une année anniversaire pensée comme un temps de célébration collective. Chaque rendez-vous est l’occasion de rappeler, d’activer et de projeter l’histoire du Centre d’art. Pourquoi célébrer une seule fois, quand une année entière permet de faire de cet anniversaire un présent vivant ? Car célébrer, au Centre d’art, se conjugue au présent et au quotidien.

 

 

 

Le CAP hier et aujourd’hui

 

Fondé en 1986 à l’initiative de l’artiste Jean-Claude Guillaumon, le CAP • Centre d’art célèbre ses quarante années d’existence. Depuis son ouverture, le CAP n’a cessé d’accueillir artistes et publics et de soutenir activement la création contemporaine. L’histoire du Centre d’art constitue un héritage précieux, témoignant de la résilience des structures culturelles, de leur ancrage territorial et du rôle essentiel qu’elles continuent de jouer aujourd’hui.

 

Lieu de production et de rencontre des récits, le Centre d’art est, par essence, un espace de pensée et de sensibilités plurielles. Ouvert à toutes et à tous, il développe une langue commune, sans distinction d’âge ou d’origine, et se déploie dans l’ensemble des espaces où il intervient. Quarante ans d’histoire et de création artistique, représentent également une responsabilité, à un moment où l’existence — et parfois même la survie — des structures culturelles se trouve de plus en plus fragilisée.

 

Si le modèle des centres d’art demeure solide, leur avenir apparaît aujourd’hui plus incertain. L’année anniversaire devient alors l’occasion de porter un regard attentif sur le présent, sur « l’aujourd’hui et le maintenant », tout en tentant d’imaginer, de deviner ou d’esquisser les contours de l’après. Dans un contexte où la place de la culture est régulièrement questionnée, il apparaît essentiel de réaffirmer la pertinence de ces lieux, afin qu’ils puissent continuer à nous parler demain.

 

Les quarante ans du Centre d’art invitent ainsi à interroger les récits que nous transmettons, ceux que nous souhaitons voir émerger, et revient à poser une question essentielle : quels imaginaires, quelles idées, quels mots façonneront les décennies à venir ?

 

 

 

L’exposition 40 + 1

 

L’exposition 40+1 ouvre officiellement la saison « anniversaire ». Il nous a semblé essentiel de rendre hommage à cette histoire en inaugurant cette année de célébration par une exposition, dédiée à celles et ceux qui font la vitalité de la scène artistique d’aujourd’hui et construisent celle de demain.

 

L’exposition 40+1 se tourne ainsi résolument vers l’avenir, en réunissant quarante et un·e artistes de la scène émergente française. Il s’agit de célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l’histoire de la création du Centre d’art depuis 1986.

 

Quarante et un artistes, issus de la scène régionale et extrarégionale, sont invités à investir l’ensemble des espaces du CAP. Ils appartiennent à différentes générations et se situent à des différentes étapes de leur parcours artistique et intègrent ou ont participé à la vie de groupement d’ateliers d’artistes en région et au-delà : Les Ateliers à Clermont-Ferrand, monopôle artist run space à Lyon, les Ateliers du Grand Large, les Ateliers de la Ville de Marseille, les ateliers de La Mezz à Pierre-Bénite, ainsi que les Ateliers du CAP, ouverts il y a deux ans dans les espaces annexes du Centre d’art.

 

Loin de toute volonté d’exhaustivité, l’exposition offre l’opportunité de valoriser la diversité et la vitalité de la scène artistique actuelle, en soulignant l’importance des ateliers d’artistes comme lieux de création, de diffusion et de production de formes et d’espaces de rencontre avec l’art. Elle affirme également l’ambition et la mission du Centre d’art pour les quarante prochaines années : soutenir et valoriser la création émergente et les récits artistiques de demain.

 

Les artistes ont répondu à cette invitation en proposant des œuvres existantes ou spécialement produites pour l’exposition. Plus de quatre-vingt œuvres traversent les espaces du Centre d’art. Dans ce festin, des thèmes font surface et irriguent l’exposition : le travail — celui de l’artiste, dans sa précarité, mais aussi dans ce qu’il génère en termes de collectif, de soutiens ou de faire ensemble. Il est également question du geste de l’artiste, tel un Sisyphe : une action qui se découple et prend une multitude de formes ; un geste répété mais jamais répétitif.

 

Si certaines œuvres offrent un arrêt sur image et cristallisent la vie du quotidien, du travail à l’atelier — lieu de tous les possibles —, d’autres témoignent d’une transformation des matériaux sous l’action du temps, des éléments et de la main de l’artiste.

 

Une réflexion sur le Centre d’art comme lieu institutionnel, et sur son rôle de transmission, émerge également à travers les propositions qui habitent les différents espaces du CAP. Elle fait écho à des œuvres qui interrogent la notion de docilité et les rapports de pouvoir, à une époque où le vrai se confond avec le faux et où le quantitatif prime sur le qualitatif.

Installations, performances et gestes éphémères, fermentés — ou culinaires — activent les espaces du Centre d’art et viennent parfois questionner notre relation à la nature, au pouvoir, ou encore à une approche décoloniale qui commence (aussi) dans l’assiette.

 

D’autres œuvres émergent là où on ne les attend pas : elles déjouent l’accrochage de la collection de l’artothèque, s’invitent dans la documentation et même… aux toilettes !

Un nouvel espace d’exposition et d’expérimentation — la Salle du Pneu — a été confié à Kelly Weiss, Jean-Julien Ney et Jules Maillot. Ils ont transformé cet espace, réutilisé des éléments appartenant à l’histoire ancienne du CAP, lorsque le lieu était encore un lycée technique, et invité à leur tour un groupe d’artistes à l’investir. Malheureux commerce est le titre d’une exposition dans l’exposition, d’une surprise, sans doute, dont nous découvrirons les contours le jour de l’ouverture.

 

Vous l’aurez compris, dans cette « exposition fleuve », les artistes ont été invités à investir l’ensemble du Centre d’art, qu’il s’agisse des espaces d’exposition, de travail ou de la vie quotidienne : bureaux, artothèque, centre de documentation, jardin, cuisine, ateliers, espaces intermédiaires. Les œuvres s’y déploient et émergent parfois là où on ne les attend pas. Cette démarche invite les visiteurs à découvrir et à faire l’expérience du Centre d’art dans tous ses états, en abolissant toute hiérarchie entre les espaces de monstration et ceux de production, d’accueil, de médiation, de vie et de travail. Une manière de brouiller les pistes et de recentrer l’attention sur l’œuvre et l’expérience du public.

 

Quarante et une pratiques et univers se rencontrent ainsi dans une exposition foisonnante et festive, affirmant le rôle essentiel du Centre d’art comme lieu de culture, de partage et de transmission. Quarante et un, pour jouer avec le temps et se projeter déjà dans les quarante — ou plus — années à venir du Centre d’art.

 

 

 

Une année à célébrer et une programmation foisonnante

 

Tout au long de l’année, le CAP célèbre son anniversaire à travers ses expositions, un programme de médiation particulièrement riche à destination des publics, ainsi que des chantiers d’envergure, tels que le développement de l’artothèque, la mise en place d’un dispositif mobile de prêt et de circulation des œuvres, ou encore le travail de valorisation des archives des expositions du Centre d’art depuis 1986.

 

La question de la transmission, des récits et de la valeur des mots traverse et relie l’ensemble des expositions de l’année. Elle irrigue notamment le projet international d’exposition conçu en partenariat avec Le 19, CRAC — Centre régional d’art contemporain à Montbéliard et la GAK – Gesellschaft für Aktuelle Kunst à Brême (Allemagne). Museion, musée d’art contemporain de Bolzano (Italie), s’invite également à travers un événement performatif et itinérant. L’exposition monographique — la première en France — de l’artiste de renommée internationale Arturo Kameya s’inscrit pleinement dans cette dynamique.

 

L’année anniversaire est aussi l’occasion de reconduire et de consolider des partenariats structurants, à l’image de la troisième édition du projet PILOT, programme d’exposition et d’accompagnement professionnel mené en partenariat avec l’Ensba — École nationale supérieure de beaux-arts de Lyon, à destination des jeunes diplômé·es des écoles d’art.

 

Les résidences croisées, arrivées à leur troisième édition, portées avec le CN D – Centre national de la danse (Lyon), permettront d’accueillir deux artistes travaillant à la lisière des arts visuels et de la danse ou de la chorégraphie.

 

Le Service des publics a conçu de nombreux projets et actions pour marquer cette année anniversaire, et ses propositions occuperont une place centrale dans cette célébration à travers un projet ambitieux déployé sur l’ensemble du territoire : résidences d’artistes, projets immersifs en milieu scolaire, ateliers de pratique artistique, projets de territoire et actions hors les murs. Les artistes et les publics demeurent au cœur de notre action, et l’édition 2026 réaffirmera fortement cet engagement.

 

L’artothèque du Centre d’art participe également à cette programmation anniversaire et se réinvente. Lauréat de l’appel à projets Artothèques en ruralités, le Centre d’art mettra en œuvre tout au long de l’année 2026 un vaste chantier de développement  : enrichissement du fonds de la collection, réaménagement des espaces, et lancement d’un dispositif mobile visant à faciliter la diffusion des œuvres sur les territoires.

 

La documentation du Centre d’art fera également l’objet d’une étude menée par l’ENSSIB — École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques —, afin d’en valoriser le fonds d’ouvrages et de l’intégrer pleinement à la collection du Centre d’art.

 

Pour compléter cette année de valorisation et de célébration de l’activité du Centre d’art, les archives du CAP retraçant l’histoire des expositions qui ont marqué sa trajectoire depuis sa fondation, seront dévoilées et rendues accessibles en ligne avant la fin de l’année.

 

Des temps forts et des moments festifs ponctueront l’ensemble de l’année, accompagnant une programmation foisonnante, rayonnant sur le territoire et au-delà.

 

Venez célébrer avec l’équipe et les artistes quarante ans de création, de diffusion et de transmission de l’art contemporain.

Venez célébrer — et pour quarante ans encore.

Autour de l’exposition