Exposition

Noor

Samir Ramdani

18.09 — 30.10.21
Avec le film comme principal mode d’expression, Samir Ramdani veut produire des « objets populaires ». Dans le sillage d’une génération de cinéastes issus des arts plastiques, il explore en particulier le cinéma de genre qu’il mixe aux préoccupations contemporaines. L’aspect politique de son travail se construit toujours par un jeu décalé et caustique où des mondes à priori éloignés se rencontrent, pour parler des rapports de dominations au sein de notre société.
Pour Noor, il s’inspire de l’histoire industrielle de Saint-Fons, interprétée par le prisme de la science-fiction.

Pour son exposition au CAP, Samir Ramdani présente son nouveau projet, inédit et co-produit par le CAP et Samsha Films. Une installation vidéo qui se déploie dans l’espace d’exposition et le transforme. Nous sommes plongés dans un univers à la fois familier et étrange, peuplé d’objets évocateurs, de fantômes, d’esprits et d’apparitions. Un face à face avec Noor — la lumière en langue arabe — qui nous confronte à l’histoire. 

 

L’artiste porte un regard singulier sur le passé industriel de Saint-Fons mais aussi sur sa réalité aujourd’hui, qui lui servent de toile de fond pour construire son projet nourri de l’Histoire (avec la majuscule), de questions sociétales et des topos du cinéma de genre. Le tout savamment dosé — et chorégraphié — pour porter le spectateur dans le flux des images […].

 

Dans Noor, Ramdani se penche sur l’histoire industrielle et sociale de la Vallée de la Chimie et de la ville de Saint-Fons. Plus particulièrement, il s’intéresse à l’histoire des travailleurs qui dans l’après-guerre partirent nombreux d’Algérie pour rejoindre les usines florissant alors dans la Vallée de la Chimie. Ce contexte historico-social et l’identité de ces lieux aujourd’hui, offrent à l’artiste les conditions parfaites pour y développer ce qu’on pourrait définir comme un polar engagé, vu par le prisme des arts visuels.

En effet, on retrouve dans Noor tous les clichés du fantasy sans perdre de vue l’engagement pour le sujet ni l’attention formelle du plasticien.

 

Noor est la lumière de l’entité – objet sculptural et centre gravitationnel du récit – et métaphore de la lumière qui éclaire les zones d’ombre de l’histoire ou d’une histoire qui n’a pas été (suffisamment) racontée. Accents autobiographiques, la guerre d’Algérie ou la répression meurtrière de Paris de 1961 se lisent en filigrane dans le film. Noor est aussi, et surtout, un travail sur la mémoire et la transmission. On comprendra au fil des séquences, le rapport entre l’entité et les jeunes protagonistes. On se laissera porter par la lumière. On deviendra à notre tour passeurs de la mémoire des oubliés de l’Histoire.

 

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« Noor » par Vanessa Morisset

Depuis quelques temps, notamment avec La Cellule en 2020, Samir Ramdani s’appuie sur ces caractéristiques du film de genre pour raconter une histoire, peut-être même pour ne raconter qu’une seule et même histoire qui lui tient à coeur. A partir de différentes intrigues et de différents personnages… 

 

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Samir Ramdani

Né à Privas, vit et travaille à Paris.

 

Site web : vimeo.com/user8570086

Facebook : @samir.ramdani

Diplômé des Beaux-Arts de Toulouse, Samir Ramdani a également étudié au Bauhaus-Universität Weimar, Allemagne. Il prend part au Pavillon, Laboratoire de création du Palais de Tokyo et participe à plusieurs résidences parmi lesquelles La Box (Bourges), Triangle (Marseille) et « Hors les murs » avec l’Institut Français de Los Angeles.

 

Samir Ramdani est un artiste qui produit essentiellement des films de fiction. Dans ses films, il aborde des thèmes comme le racisme et les rapports de domination en jeu dans notre société.

La spécificité de ses films repose sur le traitement fantaisiste de ces thèmes.

 

Pour parler de problèmes sensibles, Samir Ramdani puise dans une grammaire cinématographique populaire telle que les films de zombies, la science-fiction ou le cinéma fantastique. Ses films sont également caractérisés par une recherche formelle singulière notable dans la création d’effets spéciaux analogiques. Ainsi en utilisant des codes culturels très partagés, l’auteur donne toutes les chances à ses films de proposer des débats autour des questions qui lui sont chères.