Le ciel aujourd'hui
[Exposition collective]

Image du ciel australien libre de droit, par le photographe David Barton

Vue de l’exposition Le ciel aujourd’hui, CAP Saint-Fons, 2025. Crédit photo Blaise Adilon

Vue de l’exposition Le ciel aujourd’hui, CAP Saint-Fons, 2025. Crédit photo Blaise Adilon

Vue de l’exposition Le ciel aujourd’hui, CAP Saint-Fons, 2025. Crédit photo Blaise Adilon

Vue de l’exposition Le ciel aujourd’hui, CAP Saint-Fons, 2025. Crédit photo Blaise Adilon
Image du ciel australien libre de droit, par le photographe David Barton
Basma al-Sharif, Minia Biabiany, Clemente Castor, Beatrice Gibson, Lucy Kerr, Sasha Pirker, Janis Rafa, Sara Sadik
Nous regardons le ciel au quotidien, dans une action presque banale, un automatisme – dicté moins par l’intérêt des conditions météorologiques que pour faire le constat de ce qui se passe autour de nous ; scruter l’atmosphère ambiante, la lumière et l’ordre des éléments physiques, comme si on pouvait deviner la suite des événements dans les nuances de la stratosphère.
De la même manière, l’exposition collective Le ciel aujourd’hui veut être un regard posé sur la scène actuelle de l’image en mouvement : un arrêt-image, ou encore, le distillé d’un contexte en évolution et en transformation permanente qui interroge aussi bien la manière d’être immergé dans les images, de les produire, que notre manière de les lire. Sans vouloir être exhaustive ou explicitement thématique, l’exposition offre un parcours qui traverse le travail de onze artistes, vidéastes et plasticien·nes. Chacun·e invente et emploie un langage visuel très personnel et qui interroge le « faire image ».
« Le ciel aujourd’hui / est peuplé de survivants invisibles » écrivait John Berger. Il s’agit pour cette exposition de parler d’images, de liens avec le visible et parfois avec l’invisible, de poésie et de réalité virtuelle, de rapports de domination et de survie. De disparition aussi. Pour poursuivre dans la métaphore, regarder le ciel est aussi une question de perspective ; regarder le ciel, regarder sous un ciel… Les œuvres présentées dans l’exposition et celles à découvrir lors d’une séance de projection, ont été présentées dans les toutes dernières éditions du FIDMarseille – Festival international de cinéma. Elles incarnent la variété des langages qui composent la sélection du Festival, mais témoignent aussi d’une attention particulière pour les pratiques qui se nourrissent à la fois du langage du cinéma et des arts visuels – forme que nous défendons dans la programmation du Centre d’art.
Sasha Pirker – connue pour ses films de cinéma expérimental – ouvre le parcours avec une énigme en temps réel. Qu’est-ce qui se passe devant la caméra quand objet et sujet se retrouvent pris dans un jeu d’échange ?
Image et jeu, mais vus depuis l’enfance, font également partie du bref et vif Leisure, Utopic, de la cinéaste britannique Beatrice Gibson. L’utopie est celle d’une femme poète non-binaire, Bernadette Mayer : une affaire de quotidien, de forme de vie, ici et maintenant. Le loisir est celui qu’autorise le partage de l’enfance.
Dans un dispositif qui articule la performance, la satire et la déco de film, Capital de Basma al-Sharif met en scène le programme d’une propagande fascisante qui convoite le contrôle et la transformation de l’espace public.
D’un point de vue décolonial, Minia Biabiany aborde aussi la question du pouvoir dans sa vidéo par un récit poétique et évocateur.
Après des débuts dans la chorégraphie, la cinéaste Lucy Kerr convoque dans Site of Passage l’univers et la mémoire des films d’épouvante ou des rituels collectifs de sorcellerie, pour en garder l’essence. Incarné par des pré-adolescentes, le geste répété et chorégraphié devient un rite de passage.
Dans l’univers de Sara Sadik, les personnages évoluent dans la rencontre entre la réalité virtuelle – version jeux vidéo – et les références esthétiques de la culture beurcore de la jeunesse des quartiers populaires.
Le drone qui parcourt les ruines rétro-futuristes du vidéaste Clemente Castor met à mal notre capacité à distinguer virtuel et réel, fiction et fantasma animal.
Ruines, vestiges : avec Lacerate, Janis Rafa plonge le spectateur dans une nature morte caravagesque traversée par une meute de chiens. Le récit, cruel et et vengeur, énoncé depuis un regard de femme, oscille entre abîmes et lumière.
En complément de ce parcours, trois films élargiront l’horizon des spectateur·ices lors d’une séance unique de projection.
Les films de Samir Ramdani et de Lého Galibert-Laîné proposent deux formes très différentes d’enquête : vue par le prisme de la science-fi ction pour Ramdani et de l’enquête policière do-it-yourself pour Galibert-Laîné.
Hier, de l’artiste et cinéaste Wendelien Van Oldenborgh, complète ce programme avec une réflexion chorégraphiée sur l’histoire et la mémoire d’un lieu, donnant voix à celles et ceux qui en écrivent l’histoire au présent.
La scénographie évoque un ciel avant la tempête. Parcourant l’espace ainsi transformé, les spectateur·ices sont immergé·es dans un flux d’images et de sons, expérience à la fois continue et rythmée par les films et vidéos présentés.
Une séance de projection d’œuvres de Lého Galibert-Lainé, Samir Ramdani et Wendelien Van Oldenborgh viendra ponctuer l’exposition, ainsi qu’une sélection de vidéos à destination du jeune public.
Commissariat : Nicolas Feodoroff, Cyril Neyrat, Alessandra Prandin
Un partenariat avec le FIDMarseille
Le CAP Centre d’Art désire exprimer sa gratitude à l’IAC de Villeurbanne pour le prêt de matériaux nécessaires à la mise en place de cette exposition.

Autour de l’exposition
Avant-première presse
de 14h à 16h
Accueil presse, café et visite de l’exposition
Vernissage
de 15h à 20h
Ouverture de l’exposition en présence des commissaires et apéritif festif
Résidence d'expérimentation Lisanne Goodhue
Résidence de recherche et de création. En partenariat avec le CND Lyon
Ateliers des saisons
de 14h à 16h
Atelier de pratique artistique avec Lola Fontanié et Jeanne Chopy
sur réservation
Projection
de 17h à 18h30
Séance de projection d’œuvres vidéo de Samir Ramdani, Wendelien Van Oldenborgh et Lého Galibert-Lainé
Visites en langues étrangères
de 14h à 18h
Samedi 19 avril et samedi 10 mai
Visites en anglais, espagnol, italien
sur réservation