Exposition

Dans le tumulte

Maxime Delhomme

12.09 — 17.10.20

Le CAP – Centre d’art de Saint-Fons a le plaisir de présenter Dans le tumulte, la première exposition personnelle de l’artiste Maxime Delhomme.
Peintre-performeur, diplômé de l’ENSBA de Lyon, Maxime Delhomme investit l’espace du centre d’art avec un ensemble d’œuvres qui traduisent le geste de l’artiste et son rapport à l’image et à la couleur — élément central dans sa pratique — qu’il utilise comme une force démiurgique de création. Entre peinture et abstraction, dessin et performance, la pratique de Maxime Delhomme est polymorphe et se nourrit du vécu de l’artiste — de ses expériences de vie et de travail — des images et des objets du quotidien.

Dans le tumulte du temps accéléré et du trop d’images qui saturent nos vies, l’artiste distille gestes et formes qui parlent du temps de la création, du rapport entre l’espace intime et l’espace extérieur, de la peinture qui sort de l’atelier et investit l’architecture. 

 

Et c’est précisément cette action de distillation que l’artiste met en scène dans l’espace du centre d’art. Chaque élément présent dans l’exposition rend compte d’une étape de son travail; les dessins déploient l’imaginaire de Maxime Delhomme et nous plongent dans son univers: formes abstraites, motifs géométriques mais aussi des références aux «mille jobs» nécessaires pour soutenir sa pratique et à la précarité du statut de l’artiste.

 

Les milliers d’images publicitaires qui s’accumulent aux pieds de nos immeubles et qui saturent l’espace d’exposition, sont pour l’artiste le point de départ pour cette action d’effacement/révélation à travers la peinture, à la recherche de la couleur pure.

On convoquera l’histoire de l’art, de Mondrian à l’abstraction, en passant par la performance; l’artiste efface lentement les images, couche après couche, pour laisser la place à la couleur, et même le monochrome — l’unité de base ou le x, y, z de la représentation, comme dirait Mondrian.

 

Si pour Delhomme, la couleur est le fil rouge qui traverse l’espace de l’exposition et le transforme, la peinture «sort du châssis» pour citer les mots de l’artiste; c’est une matière vivante au pouvoir symbolique, catalyseur de son action. Le peinture est une peau, dit Delhomme, on peut la porter comme un habit — référence au costume-totem aux accents chamaniques que l’artiste «active» à travers ses performances, comme autant de rituels qu’il met en scène tous les jours pour toute la durée de l’exposition.

 

Maxime Delhomme nous amène «loin du tumulte» et nous plonge dans une installation qui rend visible les différentes étapes de son processus de création.

Maxime Delhomme

Né en 1990, à Romans-sur-Isère (26), il vit et travaille à Lyon.

 

Site web : maximedelhomme.com

Instagram : @zeze.delhomme

Artiste aux multiples facettes, Maxime Delhomme déploie un monde intérieur qu’il dévoile dans des terrains d’échanges: maison familiale, place du village, terrains de quartiers, centres culturels, stades, écoles. Commençant par le dessin, il compose une imagerie mentale faisant appel des situations vécues, ou de choses imaginées. Il y poursuit des questionnements autour du travail, du lotissement comme espace de vie, et des objets du quotidien.

 

Dans un second temps, il explore les possibilités de la peinture par de nouvelles formes.

En l’utilisant comme médium « vivant », il provoque des rencontres, et propose des « événements de contact ».

 

Sa pratique performative s’exprime avec son alter ego «Zézé» qui convoque autant l’archétype du peintre que celle du chaman. Ses performance ou actions publiques, qui puisent dans le pouvoir évocateur ou symbolique de la couleur, sont le trait d’union entre sa pratique picturale et un rapport processuel et engageant, voire rituel avec la peinture.