Exposition

Rouler et ramasser (rapégons, toisons, chardons et scarabées)

Théophile Peris

25.05 — 27.07.24

Rouler et ramasser (rapégons, toisons, chardons et scarabées) est la première exposition personnelle de Théophile Peris dans un centre d’art en France.

L’exposition au CAP fait suite à une résidence de création de deux mois au centre d’art, au printemps 2024. Toutes les œuvres présentées ont été conçues et produites spécialement pour ce projet.

Le titre de l’exposition se lit comme un manuel, un mode d’emploi qui définit la pratique de l’artiste. Mieux encore, il s’agit d’un ensemble d’actions et de matières qui habitent son vocabulaire plastique et visuel.

 

Rouler et ramasser (rapégons, toisons, chardons et scarabées) est une invitation à suivre les cheminements de l’artiste, ses déplacements et ses digressions, parfois les détours ; s’accrocher comme les rapégons et se laisser porter, ou suivre le chant d’un rossignol pour changer d’itinéraire, laissant la place aux imprévus mais aussi aux rencontres qu’on peut faire le long du chemin.

D’ailleurs, c’est souvent grâce aux expériences furtives faites dans ces contextes inattendus que Théophile Peris rencontre des nouvelles techniques et savoir-faire. Il les apprend, découvrant au passage les propriétés intrinsèques et le potentiel des matières et comment les comprendre, les transformer. Autant de techniques comme autant de manières d’être au monde.

Sa pratique se construit à travers ces différentes expériences et à travers les rencontres qui en découlent ; elle se nourrit de collaborations, d’entraide et défend une forme d’économie circulaire.

Terre, os, chardons, cailloux, toisons, fer, bois, cornes, ready-made…Entre sculpture et objet fonctionnel, ses outils de travail aussi sont souvent fabriqués – ou adaptés – sur place, avec les moyens et les ressources offerts par l’environnement proche.
Tout chez Théophile Peris est matière à sculpter, à assembler, à transformer.

 

Carder, teinter, encore carder, piétiner la laine mouillée pendant des heures, assembler, ramasser, repartir et revenir, enrouler, recommencer. Voilà les actions qui se succèdent et se répètent comme une danse, dans une sorte de rituel collectif.
D’autres formes peuplent l’espace d’exposition surgissant directement des carnets de dessin de l’artiste ou faisant écho aux objets que l’artiste ramasse et accumule dans son sac ou qu’il organise méticuleusement sur des tables dans son atelier.
Dans l’exposition nous avons voulu mettre en lumière aussi cet aspect caché de son travail ; l’action quotidienne de dessiner, noter, amorcer des récits qui emplissent les pages de ses carnets. Ce sont autant de bestiaires où prennent forme idées, motifs et créatures étranges.

 

 

 

 

commissariat: Alessandra Prandin

 

 

 

Théophile Peris

Théophile Péris

Né en 1997 à Moncrabeau (Lot-et-Garonne)

Vit et travaille à Marseille

 

Théophile Peris est diplômé de l’EESI Poitiers.
Sa pratique se construit autour de méthodes ancestrales de production en utilisant des matériaux qu’il trouve dans la nature ou dans l’environnement proche : eau, terre, bois,
pierre, os et objets trouvés ou récupérés auxquels il donne une nouvelle identité.
Tout est matière à sculpter pour l’artiste.

 

Depuis quelques années, la laine des tontes, très peu ou pas utilisée, devient une matière récurrente dans son travail qui est alors rythmé par les étapes de transformation de cette matière.

 

Son travail a été exposé au Confort Moderne (Poitiers), au CIAP de Vassivière, au Vent des Forets – Espace rural d’art contemporain (Fresnes-au-Mont), au Cyclop (Milly-la-Foret), à la MABA (Nogent-sur-Marne), au Salon de Montrouge 2023 ou encore au Mucem – Musée des civilisations de l’Europe et de la
Méditerranée (Marseille).

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Autour de l’exposition